19 pays partenaires d’IFADEM : de la co-construction à l’appropriation nationale

Depuis sa création en 2006, IFADEM s’est déployée dans 19 pays de l’espace francophone. Une histoire qui s’est construite progressivement, avec les États et les acteurs nationaux, autour d’un même objectif : renforcer durablement la formation des enseignant(e)s et accompagner les politiques éducatives en tenant compte des réalités de chaque pays.
De 4 pays pilotes à 19 pays partenaires
Dès ses débuts, IFADEM fait le choix d’un dispositif associant formation à distance, accompagnement de proximité et ressources pédagogiques adaptées aux contextes nationaux. Une approche fondée sur trois principes qui accompagneront son développement : contextualisation, innovation et coopération.
Entre 2006 et 2010, une première phase d’expérimentation est menée dans quatre pays : le Bénin, le Burundi, Haïti et Madagascar. Elle permet de tester à grande échelle un dispositif associant livrets pédagogiques, outils numériques et encadrement local.
Entre 2011 et 2016, IFADEM s’étend progressivement à la République démocratique du Congo, au Liban, à la Côte d’Ivoire, au Niger, au Sénégal, au Mali, au Togo, au Burkina Faso, au Tchad et à l’Union des Comores*. En 2017, l’IFEF est créé à Dakar pour assurer la mise en œuvre opérationnelle d’IFADEM.
Dès 2017, le Cameroun, et la Guinée rejoignent à leur tour le dispositif. Et, plus récemment, ce sont le Congo, le Gabon et la République centrafricaine qui ont intégré IFADEM.
Un dispositif construit avec et pour les pays
Cette extension géographique ne repose pas sur la reproduction d’un modèle identique d’un pays à l’autre. Chaque dispositif est construit à partir des besoins et des priorités éducatives nationales.
Les projets débutent par un diagnostic conduit conjointement avec les équipes locales. Les concepteur(-trice)s sont sélectionné(e)s dans le pays par le ministère et accompagné(e)s dans la production de ressources adaptées. Les contenus sont contextualisés, articulés aux curricula nationaux et validés par les autorités éducatives.
Cette approche permet à chaque pays de s’approprier progressivement le dispositif, comme l’adaptation des ressources aux nouveaux curricula au Burundi, la prise en compte des systèmes francophone et anglophone au Cameroun ou encore des différentes réalités linguistiques en RDC.
De la coopération à l’ancrage dans les politiques nationales
À partir de 2017, une nouvelle étape se dessine : les projets IFADEM commencent à s’intégrer progressivement aux politiques publiques d’éducation, tandis que le dispositif élargit son action à la professionnalisation des acteurs éducatifs et poursuit l’intégration du numérique.
Cette dynamique se renforce aujourd’hui avec un objectif de pérennisation : développer les compétences nationales pour que les pays puissent progressivement piloter leurs dispositifs, mobiliser leurs propres ressources et inscrire les formations dans leurs politiques de formation continue.
Cette appropriation est déjà engagée sous différentes formes : au Bénin, le ministère étudie l’inscription des formations IFADEM au budget national ; en Guinée, le dispositif s’inscrit dans le financement et l’architecture nationale du secteur éducatif ; aux Comores, une stratégie et un plan pluriannuel ont été élaborés avec des financements mobilisés par les autorités nationales.
Après vingt ans de coopération, l’enjeu est ainsi de transformer l’expérience acquise avec les pays en dispositifs nationaux durables, pleinement intégrés aux politiques de formation des personnels de l’éducation.
20 ans pour former.
20 ans pour coopérer.
20 ans pour construire avec les pays.
Et l’histoire continue.
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