Système éducatif

Au Niger, le ministère de l’Éducation nationale de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEN/A/LN) gère la direction de l’Enseignement du cycle de base 1 (niveau primaire). Le cycle primaire est d’une durée de six ans et accueille les enfants âgés de six ou sept ans. La fin des études est sanctionnée par le certificat de fin d’études du premier degré (CFEPD).

Indicateurs

  • Nombre total d’élèves au cycle primaire : 1 726 452
  • Nombre total d’élèves du primaire dans le secteur public : 1 660 307 dont 725 087 femmes
  • Nombre d’enseignants : 44 710
  • Ratio d’encadrement élèves/enseignant : 39
  • Taux brut de scolarisation : 66%
  • Taux brut de diplômés au primaire : 23%
  • Redoublants du primaire : 76 268
  • Taux d’enseignants formés : 97%

 

Crédit photo (vignette) :  © Jean-Claude Galadrin/AFD

Si l’on se réfère aux données de l'Institut de statistique de l'Unesco, les effectifs des élèves au primaire sont passés de 1 389 194 en 2007-2008 à 1 726 452 en 2009-2010, ce qui constitue un accroissement de 11,5% pour cette période. En 2008, on comptait 34 117 enseignants dont 79% de contractuels et en 2010, 44 710 dont 82% de contractuels. Le nombre d’écoles est passé de 10 162 en 2008 à 12 623 en 2010 dont 87% se situant en milieu rural. En ce qui concerne l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en matière éducative, qui pour rappel est d’assurer une éducation primaire pour tous d’ici 2015, le Niger est passé d’un taux brut de scolarisation (TBS) de 62,1% en 2008 à 66% en 2010, soit un gain de 3,9. Le taux d’achèvement est, quant à lui, passé de 45,8% en 2008 à 49,3% en 2010, soit une augmentation de 3,5.

La formation initiale des enseignants du cycle de base 1 se déroule dans sept Écoles normales d'instituteurs (ENI), à savoir : Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder. En 2010, 6386 enseignants ont été formés dans les ENI. L’admission dans ces ENI se fait sur la base d’un concours. Le niveau de recrutement est le BEPC ou le BAC. La durée de la formation est d’un an pour les titulaires du BAC (instituteurs) et de deux ans pour les titulaires du BEPC (instituteurs adjoints). À la fin de la formation, les élèves-maitres obtiennent le certificat de fin d’étude de l’école normale (CFEEN). La formation continue est supervisée par la Direction de la formation initiale et continue (DFIC) qui gère les cellules d’animation pédagogique (CAPED) pour assurer l’autoformation des enseignants. La CAPED est un centre (une école choisie par les enseignants pour son accessibilité) où les enseignants d’une même entité pédagogique se rencontrent pour se former. Son fonctionnement repose sur des discussions et des échanges qui aboutissent à des propositions de mise en œuvre pour lesquelles les professeurs sollicitent l’avis des conseillers pédagogiques chargés de l’encadrement. Lors de ces sessions, des fiches didactiques sont élaborées en commun et des leçons simulées.

Enfin, l’Institut national de documentation, de recherche et d’animation pédagogiques (INDRAP) joue également un rôle au niveau de la formation continue en diffusant des émissions radiophoniques, telles que "La voix de l’enseignement". Les thèmes sont choisis par rapport aux difficultés constatées lors des observations de classe.

Le Niger est un pays multiethnique qui compte officiellement dix langues nationales. Cinq de ses langues sont enseignées dans les écoles expérimentales : fulfulde, hausa, kanuri, tamajaq et sonray-zarma, mais le français reste la principale langue d’instruction. Les langues nationales sont enseignées dans les écoles bilingues comme langues d’enseignement les trois premières années (CI, CP et CE1) et le français est introduit au deuxième semestre de la deuxième année en tant que matière. De la quatrième année (CE2) à la sixième année (CM2), le français devient langue d’enseignement et la langue nationale simple matière.

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